Crédits photos : Hydro-Québec.
Photo 1 : Parc d’éoliennes.
Photo 2 : Entreposage de biomasse forestière.
Comme à mon habitude, je vous propose un petit détour dans le temps. Nous sommes dans les années 70. J’ai des fleurs dans les cheveux et je poursuis des études en technique forestière à Chicoutimi. À cette époque, je ne connais pas grand-chose des plantes, du bois ou des écosystèmes qui les entourent. Quel long détour, me direz-vous, pour en arriver à mon sujet ! Et pourtant, c’est souvent en revenant en arrière qu’on comprend mieux le présent.
Je ne prétends pas être un expert mais, mes connaissances et ma curiosité m’amènent aujourd’hui à m’intéresser aux énergies renouvelables.
Il en existe cinq principales : le solaire, l’éolien, l’hydraulique, la biomasse et la géothermie.
J’en développe deux ce mois-ci.
La Biomasse : Elle fait partie de la filière des bioénergies. À Saint-Denis, nous avons la chance de compter sur une entreprise qui œuvre dans ce domaine : Séquoia. Cette compagnie conçoit, entre autres, des équipements qui produisent de l’énergie — principalement de la chaleur — à partir de la biomasse forestière résiduelle.
Mais de quoi est composée la biomasse ? De ce que la nature nous offre et que l’on croyait inutile : les branches tombées au sol dans nos bois, les résidus forestiers, ou encore ce qui reste dans les champs après les récoltes.
Je cite cette entreprise de chez-nous à titre d’exemple, pour souligner comment l’ingéniosité humaine permet de transformer ce qui semblait sans valeur en une ressource précieuse. Valoriser l’inutile, voilà une belle façon d’allier respect de l’environnement, rentabilité et bien-être collectif.
L’Éolien : L’énergie éolienne consiste à convertir l’énergie cinétique du vent en énergie mécanique, puis en énergie électrique. Lorsque le vent souffle, il fait tourner les pales
de l’éolienne qui sont fixées à un rotor. En tournant, le rotor entraîne un axe dans la nacelle, appelé arbre, relié à un générateur qui produit un courant électrique. L’électricité produite est ensuite acheminée le long du mât via des câbles jusqu’à un transformateur, avant d’être injectée dans le réseau électrique ou stockée pour une utilisation ultérieure, selon les besoins.
Il a été beaucoup question de l’énergie éolienne ces dernières années au Québec afin d’augmenter la production en électricité. Cependant, il y a une préoccupation de plus en plus grande de la population pour mieux l’encadrer. L’Institut national de santé publique a fait des études sur l’impact du bruit des éoliennes et de leur impact sur la santé1.
D’ailleurs, la MRC du Val Saint-François a consulté la population et les organismes du milieu entre novembre 2024 et janvier 2025 sur le grand thème des énergies renouvelables. Les ateliers de travail du 12 novembre 2024 qui ont rassemblé 95 personnes à Racine, ont permis de discuter d’énergie éolienne, solaire, de bioénergie et de géothermie2. C’est dans le contexte de la transition énergétique que la MRC veut prendre le temps d’analyser les possibilités de développer les énergies renouvelables sur notre territoire sans le dénaturer. Elle nous dévoile son guide sur les énergies renouvelables le 11 décembre prochain qui devrait tenir compte des consultations populaires. Voir le communiqué à partir de ce lien.
Et si l’avenir se trouvait justement dans ce que nous avions négligé hier et dans ce qui nous est offert par la nature elle-même ? Et si la sobriété énergétique devenait un objectif à viser!
Suivez le collectif dans la prochaine édition du Saint-Denisien pour la suite. Et si vous connaissez d’autres entreprises, individus qui, selon vous, œuvrent pour l’amélioration de notre équilibre environnemental, me le signifier svp.