Lorsque l’on pratique le yoga, vous avez sûrement remarqué que plusieurs postures ont des noms en sanscrit, une langue ancienne, sacrée et riche, souvent perçue comme mystérieuse ou difficile à comprendre. Ne vous inquiétez pas, il n’y a rien de compliqué dans l’utilisation de ces mots! Tous les noms des postures finissent par « asana », qui signifie simplement « posture ». Cela donne l’idée que tout est une question de positionnement, d’alignement et d’ancrage, un concept fondamental dans notre pratique.
Quelques racines du sanscrit à connaître
- Arda = Demi.
Exemple : Ardha chandrasana (posture du demi-croissant de lune). - Urdhva = Par en haut.
Exemple : Urdhva Mukha Svanasana (chien tête en haut). - Bal = Enfant.
Exemple : Balasana (la posture de l’enfant, posture de repos). - Shava = Mort ou cadavre.
Exemple : Shavasana (la posture du cadavre, posture de relaxation). - Setu = Pont.
Exemple : Setu Bandhasana (posture du pont).
Les postures courantes avec des noms sanskrits
Vous avez déjà rencontré ces noms sans doute, mais peut-être sans en connaître tout le sens:
- Shavasana: La posture de relaxation à la fin d’une séance de yoga. Bien que le terme shava signifie « mort », dans le contexte de cette posture, on parle de lâcher prise et de se régénérer, plutôt que de « mourir ». Pour éviter toute connotation négative, nous l’appelons souvent et presque toujours Shavasana, sans insister sur le mot « cadavre ». C’est une posture essentielle pour relâcher toutes les tensions et retrouver calme et sérénité.
- Balasana: La posture de l’enfant, prise souvent quand on a besoin de repos ou pour réinitialiser le corps. Cette posture, où l’on se pose en avant sur ses genoux, nous aide à revenir à l’intérieur, à trouver un espace calme pour revenir à soi.
- Tadasana: La posture de la montagne, simple mais essentielle. Ce n’est pas une posture de « repos », mais plutôt une posture qui enseigne l’ancrage et l’équilibre dans la stabilité.
Des petites astuces pour comprendre
En apprenant ces mots, on se rend compte qu’il n’est pas nécessaire de connaître toute la langue sanskrite pour comprendre l’esprit des postures. Par exemple, si vous entendez Urdhva dans une posture, vous saurez qu’il s’agit de quelque chose qui va vers le haut, comme un mouvement vers le ciel, la lumière, ou l’expansion. Le terme Ardha vous indique souvent que la posture est « à moitié » ou dans une version partielle de l’asana complète.
Ces mots, bien qu’issus d’une langue ancienne, ont pour but de rendre la pratique plus accessible. L’idée est de naviguer avec fluidité à travers les postures, même si certains noms peuvent au début sembler impressionnants. L’important est de se concentrer sur ce que chaque posture fait pour le corps et l’esprit, plutôt que de se laisser intimider par la langue.
Rassurez-vous
Le yoga ne consiste pas seulement à « comprendre » les mots, mais à ressentir ce que ces postures provoquent dans notre corps. Avec un peu de pratique, ces termes deviendront des compagnons familiers qui enrichiront votre expérience, mais il est tout à fait possible de commencer sans en connaître un seul, et de se laisser porter par le ressenti.
Namaste