La Municipalité de Saint-Denis-de-Brompton est préoccupée par un projet d’exploitation minière aux abords du chemin Bouffard, où se trouvent des sentiers de ski de fond et d’éventuels sentiers de marche connus sous le nom de Sentier Bouffard.
Selon une résolution adoptée à la séance du 6 octobre dernier, l’entreprise Béton Provincial est en effet détentrice d’un droit exclusif d’exploration (claim minier) sur au moins deux lots appartenant au ministère des Ressources naturelles et des Forêts à cet endroit.
Or l’entreprise a « récemment » déposé une demande de bail minier au MRNF, visant les lots 2 574 139 et 2 574 147, ce qui laisse croire qu’elle a terminé l’exploration du site et veut passer à une étape d’exploitation.
Dans sa résolution adoptée à l’unanimité, le Conseil municipal demande au MRNF de refuser ce bail minier.
Comme argument principal, les élus font valoir que la Municipalité est elle-même détentrice d’une autorisation d’usage pour l’aménagement et l’exploitation d’un sentier récréatif voué à la préservation de la biodiversité sur ces deux lots et que cette autorisation est assortie d’une série de restrictions qui leur semblent difficilement conciliables avec des travaux d’exploitation d’une carrière.
Entre autres particularités, on parle de la présence de sites archéologiques, de l’exercice de droits ancestraux, de la présence de milieux humides et de cours d’eau situés dans l’habitat de la salamandre sombre du Nord ainsi que de la présence confirmée d’oiseaux et de chiroptères menacées ou vulnérables.
Selon les élus, « des travaux d’exploitation d’une carrière (extraction, circulation de machinerie lourde, infrastructures connexes) auraient une ampleur et une durée beaucoup plus grande que des travaux d’exploration et risqueraient de porter gravement atteinte à ces sites et à ces habitats sensibles ».
C’est pourquoi ils demandent au MRFN d’exercer les pouvoirs que lui confère la Loi sur les mines afin de refuser la demande de bail minier.
Les élus n’ont pas commenté publiquement le dossier le 6 octobre.
À une question du public, le directeur général Pascal Blais a néanmoins précisé qu’il revenait au Ministère de se positionner par rapport à la demande de Béton Provincial, « mais nous, clairement qu’on s’oppose à ça présentement ».
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La réfection d’un ponceau du chemin Marois est l’autre sujet qui a retenu l’attention à cette séance ordinaire.
Le conseiller Guy Corriveau a été le premier à exprimer des réserves au moment de libérer par résolution un premier paiement pour ce chantier réalisé en septembre.
Deux citoyens ont également pris la parole pour dire leurs inquiétudes quant à la dangerosité du chemin avec la nouvelle configuration de ce ponceau, qui enjambe le ruisseau à la hauteur de la Baie Nickel.
Visiblement bien au fait du problème, la Municipalité a expliqué qu’elle avait déjà demandé des travaux correctifs à l’entrepreneur, mais que les travaux pourraient tarder étant donné qu’il faut des autorisations du ministère de l’Environnement pour intervenir à cet endroit.
Dans ce contexte, la Municipalité s’est toutefois engagée à mettre des mesures en place pour sécuriser la route avant l’hiver.
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En rafale
Dans son mot d’ouverture, disponible sur le site web de la Municipalité, le maire Daniel Veilleux est par ailleurs revenu sur le dossier de la tarification pour les services de la Sûreté du Québec à la suite d’une rencontre tenue en septembre entre un représentant du groupe de citoyens pour une fiscalité plus juste à Saint-Denis, Michel Corriveau, et le directeur général Pascal Blais.
Le maire a comparé la contribution de trois autres municipalités du Val-Saint-François, versus les populations et les appels générés pour conclure que la façon de facturer les Municipalités devait être revue. Il a ensuite fait savoir que Saint-Denis-de-Brompton avait entamé des démarches avec l’appui de la MRC et de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) pour que le gouvernement revoie sa méthode de facturation.
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Saint-Denis-de-Brompton a adhéré en octobre à la plateforme EspaceMUNI, un organisme à but non lucratif qui accompagne les municipalités et les MRC du Québec sur des enjeux qui touchent la qualité de vie des citoyens et le développement des communautés.
Une première retombée concrète de cette adhésion prend la forme d’une participation au projet-pilote MUNIVI.
Ce projet permettra à la Municipalité de bénéficier d’un accompagnement gratuit pour identifier des mesures de conciliation famille-travail-vie politique. Les élus y ont délégué la conseillère Isabelle Tardif et la directrice des loisirs, de la culture et de la vie communautaire Martine Deschênes.
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Les élus ont renouvelé l’adhésion de la Municipalité au Réseau Biblio de l’Estrie, qui permet d’offrir des services de bibliothèque bien garnie aux citoyens. La corporation à but non lucratif aussi connue sous le nom de Centre régional de services aux bibliothèques publiques de l’Estrie (CRSBPE) est financée, on le sait, par le ministère de la Culture et des Communications et par les municipalités membres. La contribution 2027 de Saint-Denis-de-Brompton s’élèvera à 4,32 $ par habitant établi au prochain décret de population, soit environ 22 000 $.
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La Fabrique Christ-Sauveur a obtenu une aide financière de 5700 $ de la Municipalité pour l’acquisition d’un portail d’entrée pour le cimetière St-Denis, situé sur le chemin Ernest-Camiré. La contribution s’inscrit dans un projet total de 33 000$ pour remplacer la clôture et le portail délimitant le cimetière.
La Fondation de l’école Jardin-des-Lacs a quant à elle obtenu un aide financière de 1500 $ pour un projet de réaménagement dans la cour d’école.