Le groupe de citoyens qui bataille depuis quelques mois pour une répartition différente de la facture de la Sûreté du Québec (SQ) sur le compte de taxes des contribuables de Saint-Denis-de-Brompton a été critiqué par des pairs à la dernière rencontre publique du conseil municipal.
Alors que le groupe intervenait pour une cinquième fois en autant de rencontres mensuelles afin que les élus revoient leur décision, il a été invité à laisser le conseil en débattre lors de la préparation du budget 2027 cet automne, comme le maire Daniel Veilleux s’y est engagé à quelques reprises depuis le mois de mai dernier.
« Considérant que le conseil a répondu qu’il allait étudier votre demande lors de l’analyse budgétaire à l’automne et qu’il a aussi pris l’engagement d’entendre les propositions, de documenter et de comparer les chiffres avant de voter sur la solution qui lui apparaîtra la plus équitable possible pour l’ensemble des citoyens, je fais confiance aux conseillers », a lancé un citoyen à la période de questions.
« Ils ont été élus pour ça et j’espère que le sujet est clos », a-t-il ajouté.
Toute cette affaire repose sur une décision contestée du conseil municipal de répartir la facture de desserte de la SQ en un tarif fixe de 488$ par propriété sur le compte de taxes de 2026.
Les contestataires, qui ont déposé une pétition de 256 signatures en mai dernier, réclament plutôt qu’on revienne à une répartition de la facture dans la taxe foncière générale, pour une facture individuelle qui varie donc en fonction de la valeur de chaque propriété.
Car selon leurs arguments, le tarif fixe de 488$ pénalise 83% des propriétaires de Saint-Denis-de-Brompton, soit tous ceux dont la propriété est sous la valeur moyenne de 662 000$.
Lors du dépôt de la pétition, ils espéraient que le conseil municipal fasse marche arrière dès 2026, mais le maire s’est plutôt engagé à étudier la question pour le prochain budget et il a maintenu cette réponse aux séances de juin et de juillet.
En août, la position des élus a un peu changé et les contestataires ont enfin obtenu une rencontre avec eux, rencontre qui était prévue pour le 8 septembre. Ils avaient néanmoins préparé une présentation détaillée sur la démocratie et l’équité pour la séance du 1er septembre, ce qui leur a attiré les reproches de quelques citoyens assidus des assemblées publiques.
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L’entente pour l’opération de la descente à bateaux du lac Brompton est l’autre sujet qui a retenu l’attention à la période de questions, jusqu’à se transporter sur les réseaux sociaux dans les jours qui ont suivi.
Un citoyen voulait connaître les détails de l’entente entre la Municipalité et la compagnie à numéro qui opère la descente et collecte les frais auprès des utilisateurs.
Le conseil n’a pas accédé à sa requête, la direction générale lui recommandant plutôt d’en faire la demande selon le canal prévu pour ce type de demandes, soit la loi d’accès à l’information.
Relancée par le Journal, la Municipalité a néanmoins éclairci le fait que la descente à bateaux municipale est située sur un terrain privé, que son opération est à la charge de la compagnie propriétaire et qu’il est donc normal que les sommes perçues servent à défrayer ces opérations, et notamment le salaire des employés qui y oeuvrent.
« Tout ce qu’on demande ce sont des tarifs préférentiels sur présentation de la carte citoyenne et c’est pour cette raison qu’il y a une entente », a expliqué le service des communications.
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En rafale
L’Association pour la protection du lac Brompton (APLB) a obtenu une subvention « exceptionnelle et non récurrente » de 1 400$ dans ses efforts de préservation du lac et de son écosystème fragile. Cette somme représente la part de Saint-Denis-de-Brompton dans un projet commun avec Racine et Orford pour la production d’un feuillet de sensibilisation aux bonnes pratiques et l’acquisition de six bouées pour délimiter la nouvelle zone de sports de vagues sur le lac Brompton.
Il a aussi été question de la première saison d’activités de la station de lavage d’embarcations, qui est opérée par l’APLB sur un terrain prêté à la Municipalité au 500, Côte-de-l’Artiste. « Cette entente n’engendre pas de frais pour la municipalité et ce sont nos équipements qui y sont », précise la ville. Des préposés engagés par l’APLB y ont travaillé cet été et un projet d’horodateur est dans les cartons des trois municipalités riveraines du lac Brompton pour la prochaine saison estivale.
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Les élus ont donné suite à une plainte de citoyens concernant le bruit généré par les véhicules lourds sur la route 222 à l’approche de la zone de vitesse réduite à 70km/h. Il est demandé au ministère des Transports de procéder à l’installation d’affiches « réduisez le bruit » afin de sensibiliser les conducteurs de véhicules lourds « aux nuisances sonores produites par l’utilisation des freins à moteur dans le périmètre urbain de la municipalité ».
Les élus ont également octroyé un contrat de services professionnels de 10 800 $ pour une étude d’avant-projet pour la réfection complète du chemin du Moulin.
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En matière de transport actif, une demande d’aide financière a été acheminée à Québec pour le réaménagement de la piste cyclable sur la rue Alfred-Lessard. L’intention est de sécuriser le corridor pour se rendre à l’école du Jardin-des-Lacs, mais le coût du projet ne serait pas encore défini. À la séance du 18 août, un contrat de 6500 $ avait aussi été octroyé pour la confection de plans et l’évaluation préliminaire de la mise aux normes de cette piste cyclable.
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Enfin, la Municipalité a fait un autre pas dans sa vision de mettre en place une gestion intégrée des eaux usées à l’échelle de son territoire. Cela passe par l’abolition des frais d’inspections des installations septiques qui pouvaient atteindre 682 $. « Ce sont les inspections en cas de fosses déficientes », a précisé le directeur général Pascal Blais à une citoyenne qui le questionnait sur cette mesure. « On chargeait l’inspection aux propriétaires, mais on s’est aperçu que ce n’était pas la bonne façon de faire. On retire les frais, mais les inspections vont continuer. »
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Moins de 25 citoyens ont pris part à cette séance publique de septembre. Un citoyen a de nouveau interpellé les élus dans l’espoir que les différents points à l’ordre du jour soient mieux expliqués au grand public. « Vous aviez commencé à le faire lors des séances précédentes et on l’apprécie, ça nous permet de mieux comprendre les réalités de la municipalité. »